Avenir de Max


#1

Interview de Didier Ardouin Directeur Général de Max

https://www.mindfintech.fr/article/14364/didier-ardouin-max-arkea-a-investi-10-millions-d-euros-supplementaires-dans-max/


#2

Merci !

Dommage qu’il faille s’abonner ou s’inscrire pour lire le reste. Mais le sens général, à savoir un investissement conséquent, est prometteur pour l’avenir.


#3

Didier Ardouin (max) : “Arkéa a investi 10 millions d’euros supplémentaires dans max”

mercredi, janvier 30, 2019

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Lancé il y a un an par la société Nouvelle Vague, filiale d’Arkéa, et dotée de 20 millions d’euros, max propose un compte de paiement et une carte agrégatrice. Son directeur général Didier Ardouin dresse un premier bilan de cet assistant personnel et agrégateur bancaire et annonce plusieurs nouveautés pour 2019.

max a été lancé en bêta en novembre 2017 puis publiquement en janvier 2018. Combien de clients revendiquez-vous ? Quels usages enregistrez-vous sur l’application ?

L’application a été téléchargée 90 000 fois pour un taux d’équipement carte de 74%. Globalement, nous dressons un bilan positif de cette première année et les résultats sont en ligne avec nos attentes et notre plan de marche. [Dans une interview publiée par le JDN ce 29 janvier, le directeur général du groupe Arkéa Ronan Le Moal indique par ailleurs que max compte entre 25 000 et 30 000 clients actifs et vise les 100 000 clients d’ici fin 2019, ndlr].

L’application a trouvé son public : près de 80% des clients se connectent au moins une fois par jour à l’application et cette régularité est très importante pour nous. Environ 40% des clients utilisent leur compte max et l’autre partie se sert de la carte agrégatrice pour faire transiter l’argent de leurs autres comptes bancaires. C’est une belle satisfaction car le taux d’utilisation du compte max est supérieur à ce que l’on avait prévu dans notre business plan (80% en agrégation).

En moyenne, les utilisateurs ont associé un peu plus de quatre cartes bancaires, et un peu moins de 70% d’entre eux ont agrégé leurs comptes bancaires dans max.

La catégorisation était jusque là peu utilisée, car l’outil n’était pas très pratique. Mais nous venons de refondre l’application et la nouvelle version met mieux en valeur cet aspect. Par ailleurs, nous allons bientôt lancer un nouvel outil de gestion de budget ; il donnera un indicateur journalier sur l’avancement du budget mensuel, paramétré en fonction de ce qui est agrégé par l’utilisateur et des paramètres manuels entrés par le client. Nous avons sous-traité cet outil à Fastoche [PFM créé en 2017 et édité par Payboost, filiale du groupe Veolia, ndlr]. Il sera lancé en bêta-test dans les prochains jours pour nos ambassadeurs puis ouvert à tous d’ici février ou mars. Nous espérons faire d’importants progrès sur la catégorisation et la gestion de budget

Vous êtes le seul acteur à proposer les paiements et retraits à l’étranger totalement gratuits, “dans la limite du raisonnable”. Un an après le lancement, avez-vous constaté des excès ? Remettez-vous en cause la gratuité ?

Les paiements à l’étranger sont extrêmement utilisés par nos clients et leur gratuité présente un gros attrait pour max. C’est à la fois exclusif en termes de coût et de périmètre car le service est disponible dans tous les pays, sans limitations. C’est un argument très fort pour recruter des clients et les fidéliser. Nos utilisateurs l’utilisent à bon escient, de manière responsable, et nous ne remettons pas du tout en cause la gratuité, notre modèle économique étant basé sur d’autres sources de monétisation.

Vous avez annoncé le lancement d’une offre de parrainage alors que vous disiez ne pas en prévoir en octobre 2017 (“Notre principale stratégie d’acquisition, c’est le service client”). Pourquoi ce changement et à combien s’élève votre coût d’acquisition ?

Nous ne communiquons pas sur le coût d’acquisition client mais je peux dire qu’il est en forte baisse car notre portefeuille progresse vite. Nous avons fait des publicités télévisées mais nous investissons moins que ce que l’on gagne.

Nous venons en effet de lancer une offre de parrainage car nous avons des “ambassadeurs naturels” et nous voulions récompenser les personnes qui nous recommandent et parlent de nous. Nous ne rémunérons que le parrain avec une prime symbolique de 15 euros. Nous ne voulons pas attirer de chasseurs de primes et nous considérons que le service en lui-même justifie la souscription.

max se monétise grâce à ses recommandations : vous prélevez une commission sur les achats de clients chez vos partenaires. Combien de partenaires comptez-vous désormais ?

Le nombre de partenaires change tous les jours car max promet de proposer LA meilleure solution du marché en toute impartialité, même s’il ne s’agit pas d’un partenaire d’ailleurs. Il s’agit majoritairement de recommandations liées au patrimoine, au budget, aux loisirs (des bons plans), à la vie courante du client… Nous avons plusieurs centaines de partenaires, dans tous les domaines : automobile, assurance, biens immobiliers…

Actuellement, nous poussons des suggestions via une notification, mais cela sera amené à beaucoup évoluer et à devenir plus sophistiqué : ce sera plus imagé, plus convivial… Et au-delà des suggestions, qui consistent à proposer de manière la plus pertinente possible des choses auxquelles le client n’aurait pas forcément pensé en analysant ses données, certains utilisateurs nous demandent directement la meilleure offre sur un segment précis, comme l’opérateur téléphonique par exemple.

max devait intégrer l’agrégation de factures. Est-ce déjà le cas ?

C’est en cours d’intégration avec notre partenaire Budget Insight.

“Deux recommandations sur trois trouvent un écho chez le client”

Didier Ardouin

Directeur général de max

Quel est le taux de recommandations débouchant sur des achats ?

Le taux de transformation est dans la lignée de ce qui était prévu dans notre business plan : deux recommandations (suggestions) sur trois trouvent un écho chez le client, ce qui signifie qu’il indique que cela l’intéresse et étudie la solution proposée. Nous ne communiquons cependant pas sur le taux aboutissant à un achat. Sur le volet “chercher” ou “optimiser”, c’est à dire quand les utilisateurs s’adressent volontairement à nous, le ratio est le même.

max propose un service de conciergerie opéré par John Paul mais a aussi ouvert des plateaux en propre, pour répondre à certaines demandes des clients. Combien de demandes avez-vous reçu en un an ? Combien de collaborateurs travaillent sur les plateaux ?

Nous comptons 25 collaborateurs répartis sur trois plateaux à Lyon, Rennes et Bordeaux, qui répondent à tous les demandes de clients et les orientent vers le service le plus adapté. Nous y avons aussi ouvert des boutiques : cela peut rassurer certains clients d’avoir cette présence physique.

Allez-vous ouvrir d’autres boutiques ?

Probablement, notamment à Paris. Nous commençons à développer dans les boutiques de nouveaux concepts. Nous allons notamment tester des conférences avec des partenaires qui s’adresseront à nos clients et prospects. Une première aura lieu en février avec Grisbee sur le thème du prélèvement à la source, par exemple.

Quelle part des demandes sont traitées par John Paul ?

Ce ne sont pas les flux les plus importants, même si cela se développe doucement. Nous devons expliquer le service car il n’est pas très naturel pour les clients. La nouvelle version de l’application met mieux en avant ce que ce service peut apporter : réservation de restaurant, de vacances, de taxi, loisirs… Depuis la mise à jour, l’utilisation augmente.

Nous avons aussi mis en place les “Bons Plans Max”, qui correspondent au programme national de bons plans de John Paul, qui nous en fait profiter.

Où en sont les projets de cashback et de cagnotte ?

Nous y travaillons. Nous sommes en train d’étudier plusieurs possibilités avec différents partenaires.

Quelles autres nouveautés prépare max ?

D’ici quelques semaines, les virements entre comptes agrégés grâce à l’agrément DSP2 et le paiement de personne à personne (avec téléphone ou mail). Les utilisateurs pourront aussi choisir le code de leur carte [ainsi que se le faire renvoyer sur l’application, ndlr] - nous nous appuyons sur les demandes de nos clients et ambassadeurs.

““max proposera bientôt du paiement P2P et de l’initiation de virements entre comptes personnels””

Didier Ardouin

Directeur général de max

Nous proposerons également la délivrance immédiate de la carte max dans des “pop-up stores” en 2019, avec un distributeur de cartes. Ils pourront être installés dans les aéroports ou les gares par exemple, avec l’argument de bénéficier directement des paiements gratuits à l’étranger ; ou bien dans des centres commerciaux pour bénéficier du cashback.

Réfléchissez-vous à donner la possibilité de créer des sous-comptes ?

Cela fait partie de notre réflexion sur les cagnottes.

Quels ont été votre chiffre d’affaires et votre résultat net en 2018 ?

Je ne peux pas encore communiquer sur ce sujet mais nous sommes encore une jeune start-up et nous sommes en pleine phase d’investissement, notamment informatique.

Arkéa a injecté 20 millions d’euros dans Nouvelle Vague, société éditrice de max, à sa création. Un nouveau financement est-il prévu ?

Nous avons reçu un financement supplémentaire de 10 millions d’euros fin 2018, qui était prévu dès le départ dans le plan de marche. Nous n’avons pas prévu de nouvelle levée de fonds en 2019, tout dépendra de la vitesse de développement.

Avez-vous prévu de partir à l’international ?

Pas pour l’instant, mais nous étudions le sujet.

Combien de collaborateurs compte actuellement la société ?

33, puisque l’essentiel des forces sont sur les plateaux et que nous avons recours aux ressources du groupe pour l’informatique. Notre budget informatique pèse pour plus de deux tiers de notre budget global.


#4

Un grand merci pour l’intégralité de l’article !!

Après lecture, c’est intéressant. Max est bien parti, apparemment, et on ne cherche en haut lieu qu’à le faire progresser.


#5

Ce chiffre me surprends beaucoup. Et malgré une moyenne de 4 CB ils ont abaissés la limite à 5, je comprends pas.

Ce ne sont pas les seuls, mais passons…


#6

le seul acteur français … et surtout le seul acteur à le proposer totalement gratuitement


#7

Français oui, le seul tout court non. C’est toujours bien de préciser ça dans ce genre d’articles !


#8

D’ailleurs c’est quoi la limite ? Car dans les CGU je crois que c’est pas explicite non-plus.

C’est sur un montant total, ou plus il ne faut pas faire 90% des opérations en devises ?


#9

Bonjour à tous,

Et bien voilà !!!


#10

Salut NicoM
Ahah ! Dès que j’ai lu çà dans l’article, je me suis dit: "Tiens, y aura bientôt une demande de carte ! "…:wink:
Je savais que c’était ton attente. En tout cas, c’est bien vu, cette option.